Les enjeux
Les concepteurs du concours soulignent que cette pratique permet de « consolider des fondamentaux », de « développer des aptitudes pour le calcul réfléchi » et de construire « de multiples automatismes numériques et géométriques ».
Les activités proposées mobilisent des compétences variées :
- mémorisation des faits numériques,
- calcul réfléchi,
- estimation,
- décomposition des nombres ;
- stratégies de calcul mental ;
Les épreuves favorisent également la flexibilité mentale. Les élèves apprennent progressivement à choisir des procédures adaptées plutôt qu’à appliquer mécaniquement une méthode unique.
La préparation régulière à ce type d’activités contribue aussi à diminuer l’anxiété face aux mathématiques. Les élèves découvrent qu’ils peuvent progresser rapidement grâce à l’entraînement et à la répétition espacée.
La Course aux nombres s’inscrit pleinement dans les attendus des programmes et rejoint les recommandations du rapport Villani-Torossian autour de l’importance du calcul mental quotidien.
Une activité courte, ritualisée et motivante
Le principe du concours est simple : les élèves disposent d’un temps limité pour répondre à une série de questions de calcul mental et d’activités mathématiques.
Pour les cycles 2, les épreuves durent 10 minutes et comportent 20 questions. Pour les cycles 3, elles durent 9 minutes avec 30 questions. Les calculs intermédiaires écrits ne sont pas autorisés.
Les questions sont volontairement courtes et variées :
- calculs additifs,
- compléments,
- doubles et moitiés,
- problèmes très courts,
- comparaison de nombres,
- repérage géométrique,
- proportionnalité simple,
- suites logiques.
Le concours peut favoriser les liens entre écoles ou entre cycles. Certaines écoles organisent par exemple des défis entre classes ou des temps communs CM2-6e. On voit même des élèves de 6ᵉ qui conçoivent des sujets pour les CM2.
Une application numérique
Au-delà du concours scolaire, il existe également une application numérique intitulée, développée par l’unité INSERM-CEA de Neuroimagerie Cognitive dirigée notamment par Stanislas Dehaene.
Cette application gratuite a été conçue initialement pour les élèves de 4 à 8 ans et pour aider les enfants présentant des difficultés en mathématiques, notamment des troubles de type dyscalculie.
Le logiciel repose sur des recherches en sciences cognitives autour de la construction du nombre et des apprentissages mathématiques.
L’environnement est volontairement ludique : les élèves avancent dans un univers de jeu en réussissant des activités numériques variées. Le programme adapte automatiquement le niveau de difficulté afin de maintenir un niveau de réussite motivant pour l’enfant.
Les activités proposées portent sur :
- la comparaison de quantités,
- le dénombrement,
- les représentations des nombres,
- les additions et soustractions simples,
- la construction de la ligne numérique mentale.
L’application peut être utilisée :
- en ateliers autonomes
- en APC ;
- dans un dispositif d’aide spécialisée ;
- lors de temps d’entraînement individualisés ;
- en complément des rituels de classe.
Elle présente aussi l’avantage de pouvoir proposer une différenciation grâce à l’adaptation automatique aux performances de l’élève.
Tutotriel
